L'année 2025 est marquée par un environnement économique mondial contrasté. Aux États-Unis, malgré une certaine résilience économique, les valorisations boursières atteignent des niveaux historiquement élevés, notamment dans le secteur technologique dominé par les Magnificent 7. Par ailleurs, l'instabilité politique intérieure et les tensions commerciales persistantes avec la Chine continuent de peser sur les perspectives économiques américaines.
En Europe, la situation économique reste mitigée mais offre des opportunités intéressantes. La remontée progressive des taux souverains européens, résultant d'une politique monétaire plus restrictive adoptée par la Banque centrale européenne pour contenir l'inflation, ouvre une fenêtre favorable à la consolidation des positions obligataires.
Par ailleurs, les économies émergentes montrent une dynamique de reprise plus robuste, particulièrement en Asie, soutenue par une reprise post-pandémique tardive et des politiques économiques accommodantes.
Compte tenu des valorisations élevées, de l’imprévisibilité de Trump et des tensions commerciales qui s’intensifient, notre portefeuille reste stratégiquement sous-pondéré en actions américaines par rapport aux grands indices mondiaux. Cette décision vise à préserver la stabilité patrimoniale en limitant l'exposition aux actifs potentiellement surévalués.
Le secteur technologique américain, représenté par les Magnificent 7, est volontairement sous-représenté dans nos mandats (6% du portefeuille actions vs 24% dans les indices mondiaux). Malgré leur potentiel d’innovation, ces valeurs affichent actuellement des multiples de valorisation très élevés et sont exposés à une correction significative en cas de durcissement réglementaire ou de retournement conjoncturel, correction qui s’est partiellement matérialisée suite la sortie du modèle d’IA DeepSeek en Chine et suite aux inquiétudes des ménages américains (moteurs de la croissance américaine) quant à l’effet des droits de douane annoncé sur l’économie.
Profitant de la hausse des taux souverains en Europe (suite à la hausse prévue des dépenses publiques allemandes), nous renforçons progressivement nos positions obligataires afin de profiter de points d’entrées intéressants et de « de risquer » le portefeuille. Cette stratégie offre une opportunité de rééquilibrage dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés actions. Notons par ailleurs que la hausse des dépenses budgétaires allemandes (et européennes plus largement) devrait profiter à l’activité économique, et donc aux actions européennes (par ailleurs surpondérées dans la poche actions).
Nous maintenons une allocation diversifiée vers les marchés émergents, particulièrement asiatiques, afin de profiter de leur dynamique de croissance. En parallèle, des positions défensives en actifs réels et en obligations indexées sur l'inflation permettent de protéger le portefeuille contre une persistance des pressions inflationnistes à moyen terme.
Cette approche globale vise à préserver le capital tout en captant prudemment les opportunités offertes par un environnement économique complexe et volatil.